ALucubrations

pouette

mercredi 4 novembre 2009

L'homme qui voulait vivre sa vie - Douglas Kennedy *

kennedy

En lisant le derrière du livre (je trouve ça vachement plus fun de dire "derrière" que "4ème de couverture") - Ben Bradford dézingue fortuitement l'amant de sa femme et file à l'anglaise pour se réinventer une vie - j'ai cru que ce pitch était l'amorce du livre. Pas du tout ! Ces 2 lignes nous emmènent à plus de la moitié de l'histoire, donnant l'impression de démarrage lent, long, pénible (300 pages résumées en 2 lignes, c'est dire si DK a dilué...). J'ai ramé dans la boue, à lire ce bouquin. J'ai du mettre 2 semaines à le finir, essoufflée, éreintée par temps de longueur. Les 200 dernières pages sont un tout petit peu meilleures, même si le happy end à la Desperate Housewives ("heureusement que le tueur s'en est sorti") me débecte un peu. J'ai pas aimé, ça se voit tant que ça ? Je m'étais pourtant promis de laisser tomber DK !

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mardi 3 novembre 2009

Une indienne dans sa ville

Étrange étrangère que je fus dans mon nid. Retour aux sources lyonnaises, bressanes, ardéchoises, retour aux sources si lointaines aujourd'hui. Étrange être que je fus cette semaine, là-bas, chez moi, perdue, sans attaches dans feu mon foyer.
Retour vers le futur à présent présent, dans Paris prise par la brume, par la pluie, par la mélancolie que j'éprouve, escargot traînant ma carcasse là où je crois qu'est ma coque. Vie à la noix. J'entrevois tout à coup l'ombre de ce que vit cet immigré qui ne se sait plus, qui cherche sa source et son origine, un cheveu sur chaque soupe qu'il pense être sienne. Sienne de vie.

Lyon a été pour moi ces jours derniers comme un vieil amant dont je retrouvais la chaude compagnie, un mélange de nostalgie et de "et si ça c'était passé autrement...". Retour au 4 pièces de mon nouveau bercail, et je cherche au fond de moi le puzzle où elles pourront s'encastrer.

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mardi 27 octobre 2009

Poisson d'amour / La demi-pensionnaire - Didier Van Cauwelaert **

Je mets ces deux livres ensemble parce que, les ayant lus la même semaine il y a une dizaine de jours, je suis in-ca-pable de me rappeler distinctement des histoires.
Deux gars patauds, armoires à glace, aux déboires sentimentaux et à la famille décalée.
Une fille originale, étrange, saugrenue.
Une rencontre fortuite et kiss kiss love love, coup de foudre.
Un ptit problème, une fugue, une grand-mère mise en maison de retraite, tout rentre vite dans l'ordre, et nous sommes bien contents, ah ça oui, bien contents pour tout le monde (surtout que  la grand-mère est revenue).

Voilà, bien déçue par tout ça: sans intérêt. Agréables à lire, mais lire deux fois le même bouquin a très rapidement fait déborder ma période Van Cauwelaert. Dommage !

   VanCau21                                          DEMI_PENSIO

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lundi 26 octobre 2009

Des fleurs pour Algernon - Daniel Keyes *****

Charlie était ce genre de personne trop simple pour s'en rendre compte. Un attardé mental de ceux qui ont plein de copains pour rire avec eux. Ou d'eux. Charlie travaillait dans une boulangerie, il se débrouillait, il avait un rêve: devenir intelligent pour avoir la possibilité de discuter avec les autres. Alors il a accepté une opération chirurgicale qui le rendrait intelligent. Elle a réussi.

Je ne sais même pas quels mots utiliser pour rendre compte de ce que dégage ce bouquin. Je suis devenue Charlie, et mon QI a évolué avec le sien le temps de quelques centaines de pages. J'ai vu, j'ai senti la part minime que prend mon degré d'intelligence ou de culture dans mon bonheur. Imbécile heureux.

Un monument.

des_fleurs_pour_algernon

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samedi 24 octobre 2009

J'Eiffel Tour de la Tour Eiffel

"Humm ? Tu veux aller en haut de la Tour Eiffel ? oui? à 13euros l'ascension? Va falloir qu'on se lève tôt, et puis tu es frileuse..."
Mais qu'est-ce qu'il ne faut pas faire pour faire plaisir à sa soeur. Y'a la queue, il fait froid, et tout ça pour faire LE truc à touristes, l'attrape-nigaud par excellence, pendant LE week end où elle est là, alors qu'il y a  tant d'autre à déguster, par ici.

Une marche, deux marches, trois marches... 143 marches, 144 marches... le sol s'éloigne. On commence à voir les gens qui aimeraient bien être à notre place, nous qui suons, haletons, entre les poutres de fer qui nous cachent la vue. Ils savent pas, eux, qu'ils ont encore la chance de pouvoir renoncer.
1er étage. Mouais, pas mal, joli panormama. Je ferme mon manteau. C'est pareil que du haut de Montmartre, sauf qu'ici on voit à 360°. Panneaux explicatifs, ouais, sympas. Rien de transcendant.
On s'élève encore de quelque dizaines de mètres, deuxième étage. J'aurais du prendre mon écharpe en laine. Tiens, on voit mieux le Louvre ! On monte vite au 3ème ?
Flip flap floup. Dure dure, la montée en ascenceur. On monte, on monte, les autres poussent des "oh!" et des "ah!" et moi je tremble franchement. Je sors; plus vite je fais le tour, plus vite je redescends.  Sauf que là, scotchée. On voit à perte de vue, Les bois de Boulogne, de Vincennes, les monuments en tout petits, le Panthéon, l'Arc de triomphe, Notre Dame,  ridiculement petite, la Tour Montparnasse ! Le soleil me chauffe le visage et moi, minuscule devant Paris, j'ai la boule dans la gorge et j'aime, j'aime.

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jeudi 22 octobre 2009

Communication

"Parfois on a des choses à dire des choses essentielles
des choses qu'on ne peut pas garder pour soi
mais ce n'est pas si simple
ce n'est pas toujours facile
de dire ce qu'on a à dire
ce qu'on désire dire
parfois on reste bouche cousue
alors qu'on voudrait en découdre
mais pour ça
il faut d'abord trouver le fil
et quand - par chance- on le trouve
il faut éviter de le perdre
il faut éviter de s'emmêler
et même alors ce n'est pas gagné
on risque de rester bouche ouverte
et l'air coi
ou alors
on mâche ses mots
on la mâchonne on les mâchouille
on bredouille
on dit n'importe quoi
et puis on s'en mord les doitgs
et la langue aussi
alors
parfois
il vaut mieux réfléchir
avant de parler
tourner sa langue dans sa bouche
7 fois au moins
ou peut-être
au bout du compte
peut-être vaut-il mieux se taire
oui c'est ça
parfois il vaut mieux
il vaudrait bien mieux
faire silence"

Anne-Marie Collin

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jeudi 8 octobre 2009

Prisonniers du paradis - Arto Paasilinna ****

I love Arto !

Par sa coulante plume il nous emmène ici, en Robinsons que nous devenons, sur une île déserte où une tribu finlando-suédo-britannique échoue suite à un accident d'avion. Encore un regard acéré sur les relations humaines et des détails qui font de Paasilina l'un des plus talentueux auteurs que j'aie lu jusqu'ici. Du drôle, du pas drôle, du tendre, du fou ! ça se dévore et ça se déguste, pour les gourmets et gourmands de littérature...

 

D'aucuns se diront: "Mais-pourquoi-mais-pourquoi-mais-dis-donc-elle-a-dit-qu'elle-adorait-pis-voilà-t-y-pas-qu'elle-y-met-que-4-étoiles-à-c't'Arto-là-comment-ça-se-fait-mais-comment-ça-se-fait-non-mais-dis-donc".
Et je leur répondrais, à ces bressans (je l'ai déduit à leur accent reconnaissable entre mille, fine limière que je suis), je leur répondrais donc que si je mettais 5 étoiles à celui-là, il en faudrait 6 pour La douce empoisonneuse, ou Petits suicides entre amis, CQFD, merci d'avoir posé la question !

paasilina_paradis

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mercredi 7 octobre 2009

ELLES

ELLES au centre Pompidou. Moi devant ELLES, ébahie devant tant de féminité crachée. ELLES suinte par tous ses pores, par toutes ses fluo-portes, d'œstrogènes  assumés. ELLES assume d'être une femme, oui, mais en le hurlant elle attaque, elle se venge, elle assassine ses temps passé et présent; ELLES est une blessure ouverte, sans cesse en quête de reconnaissance et d'Amour. Peut-être d'ailleurs de la part de ces hommes qu'ELLES décrie tant... cette expo est une souffrance en elle-même, je n'y ai pas vu d'acceptation tranquille de la condition de femme.

Une centaine d'artistes qui s'expriment au travers de 500 œuvres et je me pose la question: doit-on souffrir pour être femme ?

ART_ELLES_CENTREPOMPIDOU

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mardi 6 octobre 2009

Le carnet rouge - Paul Auster **

carnet_rouge_auster

Florilège d'anecdotes variées recueillies par Paul Auster au long de sa vie. Des coïncidences, des arrêts sur image, des belles histoires. Comme on pourrait tous en écrire.

Posté par aldesmy à 22:55 - Arlequin - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

lundi 5 octobre 2009

"Le Petit Prince" ou "Comment mes amis me manquent"...

le_petit_prince_rencontre_le_renard_4


[...] Je cherche des amis. Qu'est-ce que signifie "apprivoiser"?
 
C'est une chose trop oubliée, dit le renard. Ca signifie créer des liens..."

Créer des liens?
 
Bien sûr, dit le renard. Tu n'es pas encore pour moi qu'un petit garçon tout semblable à cent mille petits gerçons. Et je n'ai pas besoin de toi. Et tu n'as pas besoin de moi non plus. Je ne suis pour toi qu'un renard semblable à cent mille renards. Mais, si tu m'apprivoises, nous aurons besoin l'un de l'autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde...

Posté par aldesmy à 22:33 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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